Le eReading, un 3ème canal ?

WAN-IFRA (World Association of Newspapers and News Publishers) a organisé début octobre sa 2e conférence sur le eReading.

Fotolia_2462410_XS Des initiatives intéressantes d’éditeurs de quotidiens ont été présentées, en particulier celles du NRC Handelsblad en Hollande, des Echos en France ou encore de quotidiens régionaux en Allemagne. Ces éditeurs ont en commun leur confiance dans la qualité de leur contenu et dans la force de leur marque, quelque soit le support.
Ils désirent être accessibles partout, tout le temps et avec les dernières informations disponibles. Leurs expérimentations – quoique en ordre dispersé – permettent de comprendre qu’à côté du print et du site web classique le e-reading est véritablement un troisième canal, avec ses contraintes et ses codes spécifiques.

Un panorama des principaux e-readers du marché a été dressé, avec un focus sur les nouveautés 2009 : Le Kindle 2 d’Amazon lancé en février et vendu à 360 $, le Cybook Opus de Booken lancé en août et vendu 250 $, ou encore les PRS-300 et PRS-600 de Sony lancés en septembre et vendus 200$ et 300$.

  • Que nous réserve l’avenir ?

De nouveaux acteurs sont attendus sur ce marché en pleine phase de décollage, que ça soit du côté des acteurs classiques de l’informatique grand public ou du côté des opérateurs téléphoniques qui pourraient subventionner les appareils via des offres d’abonnement comparables à ce qui se fait pour la téléphonie.
Côté couleur, il semble que le noir et blanc soit encore le standard jusqu’en 2011.

Le profil des utilisateurs est intéressant. S’ils veulent évidemment se libérer du papier qu’ils considèrent comme une contrainte, ils sont bibliophiles avant d’être technophiles : la largeur et la profondeur du contenu comptent plus que la technicité de l’appareil qui se doit d’être simple et ergonomique.
 
Cette conférence a aussi soulevé un certain nombre de questions centrales :
-    Quels standards s’imposeront ? que ça soit pour les devices ou les formats, personne n’a de certitude aujourd’hui.
-    Qui va dominer la chaîne de valeur ? les groupes de média, les opérateurs téléphoniques, les distributeurs, les fabricants de e-readers, des moteurs de recherche… ? difficile à dire même si la partie se joue aujourd’hui avec des acteurs qui semblent se détacher sur certains segments et dans certains pays (Amazon Kindle pour le livre aux Etats-Unis ?).
-    Question corrélée : comment se partageront les profits ?

Beaucoup est encore à écrire… à suivre donc !

Thomas François (Lagardère Services)

NDE : nous remercions Thomas François pour son témoignage sur blogoramag.